La friche industrielle d’une raffinerie

6 Avr 2021 | Urbex

Nous voici dans ce qu’il reste des bâtiments d’une ancienne raffinerie dans le sud de la France.

Initialement inaugurée en 1906, la raffinerie produit jusqu’à 6 000 tonnes par an. Par manque de rentabilité, la raffinerie ferme en 1985-1986 et seuls les dépôts de carburants mitoyens sont conservés.

Des scandales ont éclatés autour de la dépollution du site. En effet, le concessionnaire a effectuée les dépollutions selon les normes en vigueurs au moment de la vente du terrain à la mairie. Cependant ces mesures sont jugées insuffisante et un bras de fer s’est tenu devant la justice, obligeant l’entreprise à procéder à une excavation de la terre sur 2m à 3m afin de rendre le site propre à une autre utilisation que celle d’une friche désertique et désolée où la végétation se fait rare. Ces travaux de dépollutions interviennent près de 25 ans après la cessation d’activité. Ils se font sous une tente couverte pour analyser avec pertinence, donc en milieu fermé, le contenu du sol.

L’ambiance est donc apocalyptique, le ciel est gris, le temps est hivernal, et des hommes en combinaison antipollution sont sur le terrain vague à une centaine de mères de nous.

Le bâtiment le plus ancien toujours debout, et qui servait probablement de cantine (à confirmer).

Parmi les bâtiments visités, seuls le premier était debout dans les années 60 et devait sans doutes correspondre aux bâtiments de bureaux.

Le second, datant de 1995, a servi de cuisine centrale ainsi que des locaux de stockage de matériel municipal, mais surtout de support paradisiaques aux street artistes.

Le dépôt municipal, servant de support aux aatggeurs
Une belle fresque Goldorak

Après avoir fait le tour du bâtiment, nous trouvons une petite entrée dérobée par une chatière, nous permettant d’accéder à l’intérieur de ce bâtiment, tombant presque directement sur une escalier en béton, menant vers l’étage où se trouve de grands espaces vides desservis par un couloir…

Mes murs sont tagués du sol au plancher, rien de bien exceptionnels, mais les trous dans les murs donnent cependant quelques perspectives intéressante pour l’observation de ces vives couleurs.

Rien de bien intéressant dans ces friches si ce n’est l’ambiance de désolation qui y règne. En plus de ça, un ciel gris nous accompagne rendant les couleurs ternes et participant à cette ambiance d’abandon dans laquelle nous sommes pleinement imprégnés.

Au sous-sol, dans l’obscurité, nous tombons par le plus grand des hasards avec la machine ci-dessous pour laquelle nous n’avons pas réussi à expliquer son utilité. (Si vous avez une idée, nous sommes preneurs).

Quel est donc cette machine ?
L’entrée principale du bâtiment.
La végétation dégueule de la façade.

Au dernier étage de ce bâtiment, on peut voir que certains se sont fait plaisir à grand coups de masse dans les cloisons, plus que dans les étages précédents. On peut dire que ça ouvre la pièce.

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